Pourquoi certaines émotions restent bloquées ?

Pourquoi certaines émotions restent-elles bloquées ?
On entend parfois qu’il faut « laisser passer » ses émotions. Mais dans la réalité, ce n’est pas toujours aussi simple. Une émotion peut être très forte sur le moment… puis sembler disparaître. Pourtant, il arrive qu’un événement, une parole, une peur ou une période difficile continue à laisser une trace, parfois longtemps après.
Parce que notre corps, lui aussi, se souvient. Chaque expérience laisse une trace.
Imagine un moment où tu as ressenti une peur importante, une grande tristesse, de la colère ou un sentiment d’impuissance.
Sur le moment, ton corps réagit : le cœur accélère, la respiration change, les muscles se contractent, le ventre se noue…
Puis la situation passe.
Mais lorsque l’émotion n’a pas vraiment pu être accueillie, exprimée ou vécue jusqu’au bout, certaines réactions peuvent rester présentes sous forme de tensions, d’hypervigilance ou de réflexes corporels. On peut alors avoir l’impression que « quelque chose reste ».
Chaque expérience vient en quelque sorte laisser une empreinte dans notre façon de penser, de ressentir… mais aussi dans notre façon de respirer, de bouger et de nous tenir.
« Il faut être fort »
Très tôt, nous apprenons parfois à mettre nos émotions de côté.
- « Ne pleure pas. »
- « Ce n’est pas grave. »
- « Sois fort. »
- « Arrête de te mettre dans cet état. »
- « Il faut passer à autre chose. »
Alors on apprend à retenir ses larmes, à ravaler sa colère, à cacher sa peur, à sourire alors qu’à l’intérieur, ça ne va pas.
Et parfois, cette façon de fonctionner devient tellement habituelle qu’on ne se rend même plus compte que l’on retient constamment quelque chose. Pour continuer à avancer, on met certaines émotions dans un coin. Mais les mettre de côté ne signifie pas forcément qu’elles ont disparu.
Une émotion n'est pas simplement « dans la tête ».
Elle s'accompagne de réactions corporelles : tension musculaire, respiration plus courte, accélération du rythme cardiaque, boule au ventre, agitation…
Lorsque nous sommes régulièrement sous tension ou que nous avons pris l'habitude de nous retenir, le corps peut rester dans cet état d'alerte.
- Les épaules sont souvent contractées.
- La mâchoire se serre.
- Une boule peut se former dans la gorge.
- Le ventre reste noué.
- La respiration devient moins ample.
- On se sent fatigué, tendu, parfois sans vraiment comprendre pourquoi.
Bien sûr, une tension ou une douleur peut avoir de nombreuses causes et ne doit pas être automatiquement attribuée à une émotion. Mais notre état émotionnel et notre état physique sont intimement liés.
Et parfois, le corps nous invite simplement à ralentir et à écouter ce qui se passe à l'intérieur.
Et si on arrêtait de lutter contre ce que l'on ressent ?
Libérer une émotion ne signifie pas forcément pleurer pendant des heures ou revivre ce qui nous a fait souffrir.
Cela peut commencer beaucoup plus simplement, prendre quelques minutes pour respirer, observer les sensations présentes dans son corps.
Reconnaître :
- « Là, je suis tendu. »
- « Là, je ressens de la colère. »
- « Là, j'ai peur. »
Sans jugement, sans chercher immédiatement à faire disparaître ce que l'on ressent.
La sophrologie peut justement permettre de retrouver cette écoute du corps, d'apprendre à relâcher progressivement les tensions et de prendre davantage de distance avec ce qui nous traverse.
Le magnétisme peut quand à lui, permettre de libérer l'énergie bloquer dans le corps.
Il y a parfois simplement quelque chose qui demande à être écouté, libéré.
Et si aujourd'hui, vous preniez quelques minutes pour écouter ce que votre corps essaie de vous dire ?